La veille auto du dimanche

Ce qu'il fallait retenir cette semaine

Édition n° 6 · dimanche 4 octobre 2026 · l'actu de l'assurance auto, lue et décryptée par votre courtier

Édition archivée · lire la dernière édition →

Loupe tenue au-dessus des conditions générales d'un contrat
Photo : Pexels
01Assurance

Wakam interdit de souscrire : des assurés auto à reloger

Le 29 septembre, l'assureur Wakam a annoncé avoir reçu le 25 septembre une décision de l'ACPR, l'autorité qui contrôle les assureurs. À titre conservatoire et provisoire, elle lui interdit de souscrire de nouveaux contrats et de renouveler les contrats existants. En cause, sa solvabilité : selon son propre rapport, Wakam couvrait fin 2025 66 % du capital exigé par la réglementation, pour un minimum de 100 %.

Wakam porte le risque de nombreux contrats vendus sous la marque d'autres distributeurs : beaucoup d'assurés ignorent que leur assureur est Wakam. Selon l'entreprise, les contrats en cours continuent d'être gérés et les sinistres réglés. Mais tant que la mesure s'applique, ils ne peuvent pas être reconduits à leur échéance. Elle accompagne en outre une procédure qui peut aller jusqu'au retrait d'agrément.

Notre lecture

Regardez le nom de l'assureur sur votre attestation ou vos conditions particulières, et notez la date d'échéance. Nous avons détaillé la marche à suivre dans notre article sur les contrats Wakam non renouvelés. Si le nouveau contrat annuel tarde, l'assurance temporaire évite de rouler un seul jour sans assurance, sous réserve des critères d'antécédents de l'assureur.

Sources : Wakam, rapport de solvabilité 2025 · News Assurances Pro · Tripalio

Conducteur tenant un smartphone d'une main et le volant de l'autre
Photo : Pexels
02Prévention

Téléphone au volant : la Vienne suspend le permis un mois

Depuis le 1er octobre et pour trois mois, le préfet de la Vienne expérimente une sanction plus lourde contre le téléphone tenu en main au volant : une suspension administrative du permis d'un mois. Elle vise les conducteurs en permis probatoire et les récidivistes, déjà contrôlés pour les mêmes faits au cours des trois dernières années.

Elle s'ajoute aux sanctions qui s'appliquent partout en France : 135 € d'amende forfaitaire et 3 points retirés. Le département a relevé 2 825 infractions de ce type en 2025.

Notre lecture

Pendant une suspension, vous n'avez pas le droit de conduire, assuré ou non. Et elle laisse une trace côté assurance : les conditions générales de l'assureur de nos contrats temporaires, par exemple, excluent la garantie après un sinistre lié à une infraction sanctionnée par une suspension de permis d'au moins un mois. Le plus sûr reste de ranger le téléphone avant de démarrer.

Source : ICI Poitou, 30 septembre 2026

Jauge de carburant éclairée sur un tableau de bord, aiguille proche de la réserve
Photo : Pexels
03Budget

Carburant : les prix se tassent, les ruptures s'étendent

Selon les relevés du ministère de l'Économie sur 9 831 stations, le gazole s'affiche à 2,379 €/L ce 4 octobre, contre 2,398 € le lundi 28 septembre, et le SP95-E10 à 2,167 €/L, contre 2,176 €. Un léger recul sur la semaine, mais le gazole reste 0,105 € plus cher qu'il y a trente jours.

Le plus gênant est ailleurs : ce 4 octobre, 17,9 % des stations signalent une rupture d'au moins un carburant. Côté aides, l'administration fiscale a précisé le 1er octobre le calendrier de l'aide « grands rouleurs » reconduite le 22 septembre : 100 € pour octobre à décembre, versés automatiquement à la mi-octobre à ceux qui l'ont déjà touchée, et demandes ouvertes à partir du 22 octobre pour les autres. Elle vise les actifs qui font au moins 15 km par trajet domicile-travail, ou 8 000 km par an pour leur travail.

Notre lecture

Avant un long trajet, la carte officielle des disponibilités sur prix-carburants.gouv.fr évite de tomber sur une station à sec. Pour l'aide, Service-Public rappelle que le véhicule doit être régulièrement assuré à la date de la demande, tout en précisant qu'un texte doit encore confirmer les modalités du renouvellement.

Sources : Mon-Carburant.com, données ministère de l'Économie, 4 octobre 2026 · impots.gouv.fr, 1er octobre 2026 · Service-Public.fr

Voiture chargée sur le plateau d'une dépanneuse
Photo : Pexels
04Démarches

Fourrière : l'enlèvement passe à 135 € depuis le 1er octobre

Entré en vigueur ce 1er octobre, un arrêté du 13 septembre relève les plafonds des frais de fourrière pour les voitures particulières : l'enlèvement passe de 127,65 € à 135 € et la garde journalière de 6,75 € à 7,15 €. Les opérations préalables (15,20 €) et l'immobilisation (7,60 €) ne changent pas. À Paris, Lyon et Marseille, la garde reste à 10 € par jour.

Chaque jour compte : au tarif général, une semaine de garde ajoute 50,05 € aux 135 € de l'enlèvement, et 70 € dans ces trois villes.

Notre lecture

Pour récupérer le véhicule, il faut une mainlevée. Elle se demande en ligne sur Service-Public si vous êtes le titulaire de la carte grise, avec un permis valide et un véhicule assuré ; sinon, au commissariat ou à la gendarmerie, avec le permis, la carte grise et une attestation d'assurance. Si le véhicule n'est plus assuré, une assurance temporaire pour sortie de fourrière se souscrit en ligne en quelques minutes : 50,75 € pour 1 jour, 68,60 € pour 3 jours (voiture, conducteur de 23 ans et plus). Certaines fourrières demandent une couverture de plusieurs jours : renseignez-vous avant.

Sources : JeChange, barème au 1er octobre 2026 · Service-Public.fr, mainlevée en ligne

C'est tout pour cette semaine. La veille auto revient dimanche prochain ; d'ici là, si un sujet mérite qu'on s'y penche, écrivez-nous.

Obtenir mon tarif en 2 min

Éditions précédentes : n° 5 · 27 septembre 2026 · n° 4 · 26 juillet 2026 · n° 3 · 19 juillet 2026 · n° 2 · 12 juillet 2026 · n° 1 · 5 juillet 2026

Veille rédigée le 4 octobre 2026 par l'équipe MCJ Courtage · photos libres de droits (Pexels)