Téléphone au volant : la suspension du permis étendue à toute la France
Dans notre dernière édition, nous parlions d'une expérimentation dans la Vienne. Elle a changé d'échelle : une instruction cosignée par Marie-Pierre Vedrenne et Laurent Nuñez, envoyée aux préfets le 29 septembre et annoncée le 2 octobre, les invite à suspendre le permis des conducteurs contrôlés avec un téléphone tenu en main, même sans autre infraction.
La suspension administrative décidée par le préfet peut aller jusqu'à 6 mois, sa durée étant fixée au cas par cas. Elle s'ajoute à l'amende forfaitaire de 135 € et au retrait de 3 points. En 2024, 590 030 infractions de ce type ont été relevées en France (+6,3 % en un an).
Notre lecture
Les sources divergent sur le nombre de départements qui appliquaient déjà la mesure avant l'annonce, et l'entrée en vigueur nationale n'est pas datée avec précision : nous préférons ne pas citer de chiffre. Côté assurance, une suspension signifie qu'on ne conduit plus, assuré ou non, et certains contrats excluent la garantie après un sinistre lié à une infraction sanctionnée par une suspension. Ranger le téléphone avant de démarrer reste la protection la plus simple.
Budget 2027 : une taxe plus lourde sur les garanties facultatives
L'article 14 du projet de loi de finances pour 2027, présenté début octobre, prévoit de relever la taxe sur les conventions d'assurance (TSCA) de 18 % à 18,9 % sur les garanties automobiles facultatives : vol, incendie, bris de glace, dommages tous accidents. La responsabilité civile obligatoire n'est pas visée. Le rendement attendu est d'environ 200 millions d'euros par an, pour financer les services départementaux d'incendie et de secours.
Sur 500 € de cotisation au titre de ces garanties, la taxe passerait de 90 à 94,50 €, soit 4,50 € de plus par an. Le texte doit encore être voté, et les assureurs peuvent absorber ce surcoût plutôt que le répercuter.
Notre lecture
Un projet n'est pas une loi : rien ne change tant que le Parlement n'a pas voté. Les sources consultées ne s'accordent pas sur la date retenue (échéance du contrat ou souscription, à partir du 1er janvier 2027), à vérifier dans le texte définitif. Les contrats temporaires de Tempo-Assurance couvrent la responsabilité civile et la défense-recours : ils ne comportent ni vol ni bris de glace, donc pas de garantie facultative concernée par cette mesure.
Carburant : nouveau léger recul, les ruptures restent élevées
Sur 9 813 stations, le gazole s'affiche à 2,352 €/L ce 11 octobre, contre 2,381 € le 4 octobre, et le SP95-E10 à 2,163 €/L, contre 2,174 €. Sur trente jours, le gazole reste 0,040 € plus cher qu'à la mi-septembre.
Côté approvisionnement, 16,0 % des stations signalent une rupture ce 11 octobre, contre 17,9 % une semaine plus tôt. L'amélioration est réelle mais modeste.
Notre lecture
Un recul de 3 centimes en une semaine ne change pas le budget d'un trajet, mais le risque de panne sèche pèse davantage : prévoir son plein avant un long déplacement et vérifier les disponibilités sur prix-carburants.gouv.fr. Les chiffres viennent d'un agrégateur qui reprend les données du ministère de l'Économie.
78 % des conducteurs rognent d'autres dépenses pour garder leur voiture
Selon une enquête Leocare réalisée avec Discurv le 28 septembre auprès de 1 000 personnes présentées comme représentatives de la population française, 78 % des conducteurs ont déjà réduit d'autres dépenses pour continuer à financer leur véhicule. Et 28 % estiment que leur voiture pèse plus de 20 % de leur budget mensuel (9 % au-delà de 30 %).
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Il s'agit d'une enquête d'opinion publiée par un assureur : elle mesure un ressenti, pas une dépense réelle. Elle dit néanmoins que le carburant, l'entretien et l'assurance se discutent désormais ligne à ligne. Pour un véhicule dont on ne se sert que quelques jours, ou en attendant un contrat annuel, l'assurance temporaire permet de ne payer que la durée utile, de 1 à 90 jours.